Pratiques restauratives, une approche de résolution positive de conflits et situations de violence

A l’invitation de l’AKATIJ, M. Jean Schmitz, fondateur et directeur (jusqu’en mai 2015) de l’ILAPR*, Instituto Latino Americano de Prácticas Restaurativas, et expert international sur la justice réparatrice, sera en Guyane du 27 mai au 10 juin pour deux semaines d’actions. Il interviendra notamment auprès des équipes de l’AKATIJ, à l’université dans le cadre du DU Ados difficiles et donnera 3 conférences à Cayenne, St Laurent et Kourou.

Le concept de pratiques restauratives (ou réparatrices) a été développé dans les années 1990 et tient son origine de la justice restaurative (réparatrice).

De la justice restaurative…

La justice restaurative, dont l’origine est attribuée aux pratiques de résolution de conflits des Peuples Premiers d’Amérique du Nord, certains peuples d’Afrique et Maoris en Nouvelle Zélande, propose de nouvelles pratiques, tant auprès des personnes directement concernées par des actes criminels qu’auprès des acteurs socio-judiciaires chargés d’en gérer les conséquences. La justice réparatrice coexiste avec la justice pénale, mais les deux procédures ne poursuivent pas les mêmes objectifs. Si la justice pénale vise la sanction de l’acte, l’objectif de la justice réparatrice est d’accompagner la restauration la plus complète possible de tous ceux qui ont été touchés par cet acte. Ainsi, auteurs d’infraction, victimes et membres du groupe social concerné sont invités à envisager ensemble les conséquences de l’acte, mais aussi à trouver des solutions pour le dépasser.

… aux pratiques restauratives

Selon Ted Wachtel, Président de l’IIRP (International Institute for Restaurative Practices), les restaurative practices sont « une science sociale qui étudie comment générer du capital social et parvenir à une discipline sociale par le biais d’un processus participatif d’apprentissage et de prise de décisions. »

Les pratiques restauratives permettent de travailler avec les communautés avant qu’un problème ne soit pleinement existant ou grave. En mettant les personnes au cœur de la démarche, elles viennent développer les capacités relationnelles des personnes en travaillant positivement la place des personnes au sein d’un groupe (sentiment d’appartenance à une communauté, un groupe…). Dans le travail social, les pratiques restauratives sont directement liées à la notion du développement du pouvoir d’agir des personnes (empowerment).

Le développement des pratiques restauratives contribuent à :

  • la réduction des comportements violents (violence en général – en milieu ouvert : dans les quartiers, – en milieu fermé : en institutions, établissements scolaires) ;
  • le développement des capacités des personnes ;
  • le renforcement des relations dans les communautés ;
  • la réparation du dommage causé (notion de travail sur la responsabilisation) et la restauration des relations ;
  • la prévention des délits (diminution).

Des conférences pour promouvoir et faire connaître les pratiques restauratives

L’AKATIJ, la PJJ et GPS proposent en association 3 conférences à l’occasion de la venue de M. Jean Schmitz. Ces conférences sont ouvertes à tou-te-s et gratuites :

  • le mardi 30 mai à Cayenne de 18h à 20h – Amphithéâtre A de l’Université
  • le vendredi 2 juin à St Laurent du Maroni de 14h à 16h – Lycée Raymond Tarcy rue Gaston Monnerville
  • le mercredi 7 juin à Kourou de 19h à 21h – Pole Culturel de Kourou

* l’ILAPR est une filiale de l’Institut International pour les pratiques restauratives

Contacts

GPS – contact@gps.gf – 0594 30 13 64
Myriam BOUDEHRI – PJJ – Myriam.Boudehri@justice.fr – 0694 26 60 32
Chaska COMBEAUX – AKATIJ – c.combeaux@akatij.fr – 0694 38 91 42