Conan claude

Les populations aux frontières de la Guyane : caractéristiques singulières et fécondités contrastées : une recherche menée dans les communes guyanaises de Maripasoula, Grand-Santi, Saint-Laurent-du-Maroni, Mana et Saint-Georges de l’Oyapock, ainsi que dans le municipio d’Oiapoque (Brésil)

Thèse / Mémoire : Thèse de doctorat : Sociologie. Paris : Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, 09/07/2018, 561 p.

Collation : Ill. en coul., graph., cartes, photogr., bibliogr., annexes
Résumé : La Guyane présente la fécondité la plus élevée de l’ensemble des régions françaises et également des autres territoires d’Amérique du Sud et de la Caraïbe : 3,3 enfants par femme estimés en 2018.Cette thèse propose une analyse des principaux déterminants de la fécondité en Guyane, notamment aux zones frontalières, les plus natalistes. Ce travail s’appuie sur les résultats d’une enquête par questionnaire menée auprès de femmes et d’hommes résidant dans quatre communes frontalières avec le Suriname, à l’ouest, et une commune frontalière avec le Brésil, à l’est. Un complément a été réalisé dans le municipio d’Oiapoque, au Brésil, à la frontière guyanaise. Cette thèse présente tout d’abord le contexte historique et ethnologique qui préside à la composition actuelle de la population de Guyane. Puis elle examine les caractéristiques sociologiques de la société guyanaise d’aujourd’hui, et notamment des communes frontalières, où les populations sont économiquement et socialement précaires, peu instruites et fréquemment migrantes. Explorant comment interagissent les déterminants socio­économiques, le niveau d’utilisation de la contraception, l’âge à la première maternité, le nombre actuel d’enfants et les normes de fécondité, les résultats de la recherche montrent qu’il y a deux situations bien distinctes : à l’est, pour les femmes d’origine brésilienne, la transition démographique est pratiquement terminée ; à l’ouest, pour les femmes Bushinengue, elle ne fait que commencer. Cette recherche repose sur l’hypothèse que le moment présent se situe, pour les femmes Bushinengue, à la charnière entre fécondité non régulée et fécondité régulée. [Auteur]

Informations supplémentaires :

Disponible sur : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02337287/document ( consulté le 2022-03-03 )

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